Qu’on se mette d’accord : ceux qui s’attendent à ce que la Fédération algérienne de football rende compte ou présente un réel bilan de la participation des Verts à la Coupe du monde 2026, qu’ils passent leur route. Ce n’est pas la marque de la maison, ni dans son ADN de communiquer de manière professionnelle et d’éclairer l’opinion.
La preuve a été donnée de tout temps puisque l’essentiel de l’information est fuitée à travers d’autres canaux que ceux de l’instance fédérale, une manière d’entretenir les réseaux et de s’assurer un soutien et un traitement favorable de la part de certains médias et autres supports dans la sphère bleue.
De ce fait, on ne saura pas dans les détails les raisons de cet échec retentissant que la rue algérienne a toujours du mal à admettre et qu’elle ne cesse de l’exprimer sur les réseaux sociaux, déversant sa colère et exigeant le changement radical, non pas seulement du sélectionneur Vladimir Petkovic, dont l’avenir a été tranché, mais de ceux qui sont responsables de cet énième fiasco.
Mais les autorités sont dans leur droit de demander des comptes, sur, entre autres : qui a décidé de la reconduction du contrat du sélectionneur la veille d’une épreuve aussi importante que la Coupe du monde et de la revalorisation d’un salaire déjà mirobolant ? Le président de la FAF a-t-il consulté et mesuré la portée d’un tel acte de gestion aux antipodes d’un management judicieux ?
D’autres interrogations légitimes peuvent être émises sur la gestion du groupe et du vestiaire, le contenu des séances d’entraînement, le déroulement du stage de préparation et toutes ces largesses concédées aux joueurs (fête de l’Aïd el-Adha, sorties au restaurant, musées, …), l’attitude du sélectionneur en fin de match contre la Suisse, et tout ce qui a entouré la sélection lors de son déplacement en Amérique.
Une escapade qui avait plus des allures de croisière-s’amuse que d’un déplacement pour disputer une compétition de très haut niveau, ayant suscité le déplacement de milliers de supporters algériens basés aux États-Unis, au Canada, en Europe et ailleurs, venus souvent en famille en mettant leurs économies pour faire vibrer Qassaman et brandir haut l’emblème national.
On n’oubliera pas aussi tous les moyens mis en œuvre par les pouvoirs publics et tout le soutien institutionnel des plus hautes autorités du pays afin de bien entourer et d’accompagner la sélection nationale dans sa quête de réaliser une participation honorable. Mais, à la fin, il y a eu abus de confiance de tout un peuple avec cette élimination sans gloire qui laissera des traces indélébiles dans l’esprit des Algériens.
– MOHAMED MALIK
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